Occupation en cours au Cégep Garneau

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Une cinquantaine d’étudiantes et d’étudiants du Cégep Garneau occupent le terrain de l’institution depuis ce matin. Malgré un refus initial de l’administration, les occupants ont la ferme intention de passer la nuit dans leurs tentes pour rejoindre les profs en grève pour la Journée internationale des travailleuses et travailleurs, le 1er mai, demain. Selon les protestataires, au moins un prof participe au campement cette nuit.

Leur but est de dénoncer les mesures d’austérité et  la répression administrative. Deux étudiants ont récemment été suspendus dans le contexte tendu des élections à l’association étudiante. La droite a remporté les élections: les 9 candidats du Parti Démocratie Garneau (PDG), prônant la désaffiliation de l’ASSÉ, ont été élus.

Lors de mon passage, des étudiantes et étudiants fabriquaient de nouvelles bannières pour la manif de vendredi et discutaient de praxis queer.

Des policiers sont venus avertir les occupants que la drogue ne serait pas tolérée et que la réglementation municipale devrait être respectée. Ils ont ajouté prévoir passer à plusieurs reprises pendant la nuit pour inspecter les lieux. De nombreux membres de la sécurité du cégep étaient aussi présents.

On se souvient qu’en 2011, la ville avait utilisé toutes sortes de stratagèmes pour harceler et nuire au campement d’Occupons Québec dans Saint-Roch. Les craintes d’incendies avait été évoquées pour justifier de nombreuses visites des pompiers.

L’occupation entre dans le cadre du mouvement «Occupe toute».

Le monde n’est plus à nous. On se l’est laissé prendre. Au fil des dernières décennies la propriété privée a dépassé ses propres frontières et s’est enclos elle-même, l’empire tyrannique de l’individu a triomphé sur la collectivité. Tout s’est privatisé, atomisé, tout s’est fermé. Toute activité, tout espace doit maintenant être surveillé, légiféré, rentabilisée. Le néolibéralisme et son arme à pauvreté : l’austérité, n’éteindront pas le feu de notre colère, de notre espoir. Et même si l’on nous dicte de rester sagement dans ce peloton d’exécution, nous briserons les rangs du conformisme aveugle. Cette occupation est l’affirmation du commun, c’est la réappropriation du public. C’est penser et vivre le monde en dehors des structures qu’on nous impose. Le changement est à nos portes, mais il faudra les enfoncer. Un autre monde est à notre porté mais il faudra le partager.

– Le communiqué de presse des occupants

La manifestation du 1er mai débutera au Parc de l’Université du Québec à 18h.

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