Manifester est un droit, les permis c’est pour les parades

Bannière de tête

En ce jour de vote par anticipation, plus d’une centaine de manifestant-e-s prennent la rue pour réclamer le droit démocratique fondamental de manifester librement. Les protestataires réclament l’abolition des nouveaux articles du règlement sur la paix et le bon ordre, imposants un couvre-feu dans les parcs après 23h et permettant aux policiers d’exiger une autorisation pour pouvoir manifester. Il s’agit de la première manifestation du collectif de mobilisation anticapitaliste Subvercité.

Subvercité saute dans l’arène pour se prononcer sur l’enjeu de la démocratie. Bien qu’on ait souvent dénoncé l’autoritarisme du maire sortant, la question de la démocratie municipale n’a pas encore été soulevée par les candidat-e-s.

La fanfare tint(a)nar

Ce fut l’occasion d’expérimenter de nouveaux slogans comme « Manifester est un droit, les permis c’pour les parades », « Parti Québécois, Parti Quebecor » et le classique « À qui la rue? À nous la rue! ».

De la visite rare

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On pouvait compter sur la présence festive et musicale de la fanfare tint(A)nar, du collectif anarchiste Emma Goldman, de la Ligue des droits et libertés du Saguenay-Lac-Saint-Jean ainsi que de quelques indigné-e-s.

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Police partout…

Selon David Gagnon, qui a demandé l’autorisation jeudi au poste de police du parc Victoria, l’agent chargé de recevoir les formulaires a d’abord refusé d’autoriser la manifestation. « En tout cas, moi, j’achète pas ça (…) votre manifestation est inutile » a-t-il dit en brandissant le formulaire dûment rempli. «Le règlement stipule que nous devons aviser les autorités compétentes, pas convaincre le planton de service de la pertinence de notre point de vue!» réplique M. Gagnon. Environ 6 voitures de police encadraient la manifestation.

Le groupe a entamé la marche à la Place D’Youville pour se poursuivre vers l’hôtel de ville, puis l’Assemblée nationale et se terminer à Place D’Youville. « Manifester est un droit, et la police n’a pas à décider arbitrairement qui va manifester, quand, de quelle façon et en passant par quel endroit » a affirmé l’une des porte-paroles.

Le discours de fermeture a souligné l’incohérence du Parti Québécois qui, jadis, dénonçait la loi spéciale 78, et qui, maintenant, ordonne le respect des règlements municipaux antimanifs. La porte-parole a ajouté qu' »ils veulent nous convaincre que voter est la seule façon de changer les choses. Que ce ne sont que quelques individus qui sont corrompus. Que ce n’est pas le système nécrosé qui nous opprime. (…) La voie de la démocratie est la rue. Réapproprions-nous notre droit! »

Le collectif souhaite mettre à l’avant-plan des enjeux dans une perspective anticapitaliste. Il s’intéresse à la gentrification, la privatisation galopante des services publics et les problèmes environnementaux des quartiers populaires.

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Le chauffeur du RTC discutaillant peinard avec la police: de mauvais augure. Photo: Subvercité

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