Marche silencieuse contre la répression policière

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Photo: Réal Michaud

Mardi le 22 octobre à midi, à l’invitation de la section locale de la Ligue des droits et libertés, une soixantaine de personnes sont montées en silence du parc St-Roch jusqu’au Carré d’Youville, où la troupe Les merveilleuses têtes heureuses a joué une scénette sur le thème de l’exclusion sociale. Par la suite, le groupe, toujours fortement encadré par les forces policières, s’est dirigé vers le parc en face de l’Hôtel de Ville, où plusieurs intervenants ont pris la parole.

Tous et toutes étaient conviéEs à participer à cette marche silencieuse, afin de protester contre la répression des personnes marginalisées. Ce fut là le sujet principal des interventions : la quantité, la lourdeur et la fréquence des interventions policières auprès des personnes les plus démunies de la société. 

Le représentant de l’ADDICQ (Association pour la Défense des Droits et l’Inclusion des personnes qui Consomment des drogues du Québec) a tenu à souligner que la répression n’est pas une solution, et a profité du moment pour rappeler quels étaient les services revendiqués pour leurs membres, car ils font cruellement défaut au centre-ville.

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La troupe de théâtre les Têtes Heureuses. Photo: Réal Michaud.

En effet, dans un contexte où la gestion municipale ne se fait même pas pour les locataires, en déni total des droits fondamentaux des citoyen-nes, au mépris complet de ses propres employéEs, comment s’étonner de l’absence de représentants des partis politiques municipaux à cet événement? Que la cour suprême et la santé publique aient déjà réitéré l’importance de services comme ceux qui sont réclamés ici, un drop in,  une clinique juridique, une clinique de santé,  un site d’injection supervisé, ça ne peut pas peser bien lourd dans la balance commerciale. Bien sûr, on n’a pas oublié de mentionner la revendication suprême,  l’élimination des règlements municipaux discriminatoires.

Toutes les forces doivent s’unir contre les discriminations. Le couvre-feu et l’interdiction de s’installer des abris, deux mesures touchant surtout les personnes les plus marginales de notre société, ont été votés, adoptés, par l’administration Labeaume, en même temps que les articles réduisant le droit et la portée des manifestations citoyennes. Ce n’est pas du tout un hasard. Accepter qu’une mesure autoritaire et liberticide brime quelqu’un d’autre, ou un autre groupe de personnes, c’est déjà accepter de s’enchaîner soi-même.

Le Collectif Subvercité appelle à manifester dimanche le 27 octobre contre les règlements municipaux liberticides, pour le droit de manifester, contre les articles 19.1 à 19.6 du Règlement sur la Paix et le bon ordre.

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Les filles du projet LUNE. Photo: Réal Michaud.

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Photo: Réal Michaud

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Photo: Réal Michaud

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