Menaces contre les syndicats: du maire aux voyous

Aux nouvelles on dit qu’il n’y a pas de lien avec la campagne électorale. Or, le maire Labeaume a tenu à faire sa propre campagne justement sur les dos des employéEs et des syndicats.

Le maire Labeaume doit négocier et cesser de jouer le rôle du despote qui divise tous les groupes afin de mieux les diriger, chacun séparément. Cette façon de présenter « à la population votante » les employéEs comme des ennemis de la ville, des bien nantis, qui n’ont à coeur que des intérêts privés, c’est d’essayer de faire croire à tout le monde que la pyramide économique s’était inversée et que les patrons, les firmes, les entrepreneurs, la Chambre de commerce, n’étaient plus les puissants  lobbys qui dictent leurs conditions, depuis toujours, aux administrations municipales.

Non seulement les chiffres présentés par le maire sont trafiqués et mensongers, mais il est important de savoir que les améliorations salariales et des conditions de travail, gagnées de peine et de misère par les luttes syndicales, depuis toujours, ont fini par influencer à la hausse les conditions de l’ensemble de la classe travailleuse, même non  syndiquée. Jamais il n’y aurait eu de normes du travail sans les luttes syndicales, ni même de salaire minimum.

Le contraire est aussi vrai! Les baisses des conditions chez de nombreux travailleurs, suite à des gels, loin d’améliorer la situation de l’ensemble des travailleurs les plus pauvres finit par atteindre le niveau de tous, y compris celui des tout petits commerces. Pendant ce temps, les profits des banques et des grandes entreprises battent des records.

Unis, les syndicats des cols bleus et des cols blancs de la Ville de Québec font un appel à la population.  C’est un appel à la solidarité qui devrait être entendu. Pas seulement en période électorale. Ces attaques contre les employéEs organisés de la Ville n’augurent rien de bon. Si l’administration municipale reçoit un mandat majoritaire de continuer à attaquer, comme elle le fait, les acquis syndicaux, les droits de ses travailleurs, alors le genre de menaces de fiers-à-bras, très typiques d’une certaine culture médiatique de masse populaire à Québec, ne pourront qu’empirer. Est-ce le genre de ville que nous voulons ?

En effet,  le discours revanchard et populiste du maire lui-même et de certains médias ne peut qu’encourager les voyous blasés à faire parvenir des menaces aux syndicats, et à leurs dirigeants.  Dans un contexte de continuel refus de négociation et de discussion, de porte fermée, d’insultes et d’arrogance, que peuvent donc la population, les citoyen-nes, les gens de la ville, employéEs ou non? Nous devons refuser cette attitude de la part de l’administration municipale. Il s’agit de bâtir, ou rebâtir la solidarité avec les personnes qui sont appelées à nous venir en aide, que ce soient les pompiers, les commis de bibliothèques, les travailleurs des loisirs, et j’en passe.

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